22 avril 2011
"Le fossé" Un film de de Wang Bing
http://videos.arte.tv/fr/videos/_le_fosse_de_wang_bing-3412586.html
Dans un camp chinois du désert de Gobi, en 1960, des détenus politiques agonisent, décimés par la famine, le froid glacial et la dysenterie. Une bouleversante fiction de Wang Bing (À l'ouest des rails), pour mémoire. Ce film raconte la survie de prisonniers politiques dans un camp de rééducation de la Chine de Mao à la fin des années 50. Une histoire de barbarie dans laquelle chaque personnage attend sa mort prochaine. C'est la première fois qu'un film se tourne sur un tel sujet. Il a été filmé dans le désert de Gobi en équipe réduite, dans la plus totale clandestinité, et a nécessité 6 ans de préparation. Les 161 cassettes de rushes furent acheminées dans le plus grand secret de Chine pour être montés en France.
"Le Fossé" s'impose comme l'un des films les plus forts et réels de la compétition.
Synopsis : À la fin des années 1950, le gouvernement chinois expédie aux travaux forcés des milliers d’hommes, considérés comme droitiers au regard de leur passé ou de leurs critiques envers le Parti communiste. Déportés au nord-ouest du pays, en plein désert de Gobi et à des milliers de kilomètres de leurs familles pour être rééduqués, ils sont confrontés au dénuement le plus total. Un grand nombre d’entre eux succombent, face à la dureté du travail physique puis à la pénurie de nourriture et aux rigueurs climatiques. Le Fossé raconte leur destin - l’extrême de la condition humaine.
11 avril 2010
PPPPFFFFF !!!!
Dans la panoplie des milliardaires chinois, un nouveau signe extérieur de richesse un peu encombrant vient de faire son apparition aux côtés des voitures de sport et châteaux: le dogue du Tibet, un gros chien poilu utilisé pour garder les moutons par les bergers tibétains.
Interdit par le régime communiste car considéré comme une habitude bourgeoise, le fait de posséder un chien est désormais très à la mode en Chine, le dogue du Tibet (ou do-khyi) devenant la dernière tendance pour afficher ses moyens, au-delà de l'immobilier ou de la bourse.
"Avant, j'investissais dans le dogue allemand, mais c'est le dogue du Tibet qui est désormais à la mode", explique Sui Huizheng, un homme d'affaires qui possède 20 do-khyis et qui a participé à la 6e Exposition chinoise du dogue du Tibet.
Des centaines de chiens étaient réunis à cette occasion, leur propriétaire présentant les plus chers sur un podium. Certains ont été baptisés du nom de riches Américains comme "Warren Buffet", ou encore "Dieu" ou "Prince".
Leur objectif: que des éleveurs soient prêts à débourser des dizaines de milliers de dollars pour trouver un partenaire
pour leur animal. Sui Huizheng a ainsi dépensé 43.000 dollars (31.720 euros) dans une estrade et un box recouvert d'affiches pour présenter ses chiens. Une session de reproduction avec King, son meilleur chien, revient à 40.000 dollars (29.500 euros).
Cet engouement surpasse toute négociation commerciale et dépasse l'entendement aux yeux de n'importe qui en dehors de la Chine, en particulier pour un chien banal, au poil épais semblable à la crinière d'un lion. Connu pour son caractère féroce, il peut peser jusqu'à 80 kilos.
"Je peux comprendre le goût pour les chevaux de course ou les diamants, mais je ne comprends pas comment quelqu'un peut payer un demi-million de dollars pour un chien", commente Martha Feltenstein, présidente de l'Association américaine du dogue du Tibet. "Ils ont une espérance de vie assez courte, ne sont pas particulièrement rares, alors c'est assez déroutant de les voir atteindre des prix aussi élevés en Chine".
Aux Etats-Unis, un do-khi ne coûte que quelques centaines de dollars, selon Mme Feltenstein, alors qu'en Chine, un chien adulte peut être vendu pour des dizaines de milliers de dollars, voire plus de 100.000 dollars (73.770 euros).
Après avoir dépensé leur fortune dans l'immobilier en Australie, les pur-sang américains ou le design européen, les riches Chinois ont jeté leur dévolu sur le dogue du Tibet, nouveau symbole de leur statut. La Chine compte aujourd'hui environ 825.000 millionnaires, un record dans son histoire contemporaine, et le marché des produits de luxe est un des plus prospères au monde.
Selon l'agence de presse Chine nouvelle, les riches hommes du nord-est de la Chine se doivent d'avoir dans leur panoplie une jeune femme belle, une Lamborghini et un dogue du Tibet, et "plus il est féroce, mieux c'est".
Une autre explication possible est que le do-khyi égale argent: il ressemble à un lion, symbole traditionnel de chance en Chine. "Nous voulons une race de chien chinoise, et ce chien de berger est parfait parce qu'il est aussi un symbole de chance pour les Chinois à travers l'histoire", note Wu Yunliang, propriétaire de "Warren Buffet" et d'une vingtaine d'autres dogues.
Article paru dans nouvelobs.com
04 juillet 2009
SINISATION MODE D'EMPLOI
Après le train, c'est au tour des avions
ça ira plus vite comme ça!
Lancement du premier vol direct beijing-Lhasa

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| Agence de presse xinhua 2009/07/02 |
08 juin 2009
FERMER LA PORTE ET BATTRE LE CHIEN

Fermer la porte et battre
le chien
(proverbe chinois)
traduction:
dégager les curieux (journalistes par ex.)
pour flinguer tranquillement.
Un jeune chinois de quinze ans a écrit le poême suivant à Tian'anmen
J'entends résonner en moi l'appel de la démocratie
Je sens le feu de la liberté brûler mon coeur,
A l'image de ces sages du passé qui osèrent rêver.
Je dois suivre leur pas. Je suis prêt
à verser mon sang, à donner ma vie
Tout comme eux, pour notre terre aimée.
Le passé est révolu. Après cinq mille ans de féodalité,
Il nous faut briser nos chaînes.
Le passé est révolu. Après quarante ans de tyrannie,
Laissons tomber nos chaînes.
Me voici devenu graine d'espoir.
Adieu, ma mère, mon pays.
Terre aimée, je sèmerai en toi la démocratie.
Merci de m'avoir nourri, merci de m'avoir élevé,
D'avoir fait de moi ce que je suis.
Je t'offre mon amour, mon respect.
Adieu ma mère, mon pays.
Me voici devenu étincelle. Je suis la graine de feu,
Qui embrasse la liberté,
Qu'elle brille à tout jamais, mon peuple,
reflet de ta force et de ta pureté.
Adieu ma mère , mon pays.
Sans commentaires. Ce poême est cité dans le livre:
"l'homme de la place Tian'anmen" de Adrien Gombeaud
03 juin 2009
EMPIRE CELESTE OU CELESTES CRETINS???(LE PCC BIEN ENTENDU)

Le 15 avril 1989, l'ancien secrétaire général du parti communiste chinois, Hu Yaobang, meurt d'une crise cardiaque. Il avait été le symbole de la tentative de libéralisation de la société chinoise contre les réformes politiques et économiques de Den Xiaoping à partir de 1978, à l'image de ce que fut Gorbatchev avec la glasnost dans l'ex-URSS. Il fut contraint à la démission le 16 janvier 1987, ce qui fut ressenti comme un terrible revers par tous les partisans de l'ouverture.
A l'annonce de sa mort, en ce 15 avril 1989, des milliers d'étudiants envahissent la place Tiennanmen et ne la quitteront plus. C'est le début d'un long processus de protestation qui va durer jusqu'au 4 mai et se terminer dans un bain de sang et une des répressions les plus noires de l'histoire contemporaine de la Chine
.
Les manifestations de Tian'anmen ont eu lieu entre le 15 avril et le 4 juin1989 sur la place Tian'anmen à Pékin, la capitale de la République populaire de Chine. Elles prirent la forme d’un mouvement d'étudiants, d'intellectuels et d'ouvriers chinois, qui dénonçait la corruption et demandait des réformes politiques et démocratiques. La contestation s'étendit à la plupart des grandes villes de Chine comme Shanghai, et aboutit à Pékin à une série de grandes manifestations et de grèves de la faim organisées sur la place Tian'anmen. Après plusieurs tentatives de négociation, le gouvernement chinois proclama l'état de siège le 20 mai 1989, et fit intervenir l'armée le 4 juin 1989.
La répression du mouvement provoqua un grand nombre de victimes civiles (de quelques centaines à quelques milliers selon les sources), et de nombreuses arrestations dans les mois qui suivirent. Plusieurs dirigeants politiques favorables au mouvement furent limogés et placés en résidence surveillée, notamment le Secrétaire général du Parti communiste chinois Zhao Ziyang.
La répression du mouvement de contestation porta un coup d'arrêt durable aux réformes politiques en République populaire de Chine. Le gouvernement renvoya les journalistes étrangers et contrôla strictement la couverture de l’événement par la presse chinoise. À l'étranger, la répression provoqua une condamnation générale du régime de Pékin. Lire la suite





